Le micro crédit

Le micro crédit en France à vu le jour au début des années 1990 sous l’impulsion de Muhammad Yunus prix Nobel de la paix en 2006. Pionnier du micro crédit en Inde, il a crée la banque Grameen destinée principalement à financer des projets personnels ou entrepreneurial pour les populations pauvres. En effet, les personnes aux revenus modestes ne peuvent emprunter auprès des banques ou organisme de crédits, ils n’ont souvent pas les garanties nécessaires pour avoir accès aux crédits.

A l’image de l’Inde dont certaines banques octroient de petits prêts aux plus démunies, la France s’est aussi laissé tenter par ces formules de « mini » prêts accordés soit à titre personnel soit à titre entrepreneurial. Néanmoins, à la différence de l’Inde, c’est au travers d’association que les micro crédits ont pris forme. Nous pouvons notamment citer l’ADIE (Association pour le droit à l’initiative économique) qui depuis 20 ans accompagne les plus modestes dans leurs demandes de micro crédits. Il faut distinguer toutefois ces deux formes de micro crédits : les micros crédits personnel et les micros crédits à destination de la création d’entreprise.

Le micro crédit personnel est destiné à un petit projet personnel, il ne peut excéder un montant de 3000 euros. Il est destiné souvent à financer soit une formation, soit votre permis de conduire afin de vous donner l’opportunité de retrouver un emploi. Toutefois, il est bon de savoir qu’il vous sera demandé de disposer d’un dixième de cette somme soit 300 euros. En outre, votre demande de micro crédit devra être accordée par un institut de micro finance. Les personnes pouvant bénéficié de ce micro crédit sont celles qui ne peuvent accéder au crédit classique. Allocataires du RMI ou RSA, allocataires au chômage, travailleurs pauvres, etc. Il est bon de noter également que celui-ci comporte un taux de 3,5 à 4%, soit un taux faible.

Vous pouvez également recourir à un micro crédit d’entreprise, c’est-à-dire bénéficier d’un micro crédit afin de développer votre projet d’entreprise, qu’il s’agisse de monter un commerce ambulant, de vous installer comme petit artisan dans le bâtiment ou encore de rendre des services à la personne mais également de commercer en ligne, des structures adaptées vous aiderons à définir et concevoir votre projet. L’ADIE (Association pour le droit à l’initiative économique) vous conseillera suivant la conception de votre projet. Elle vous proposera éventuellement des formations qualifiantes, ou encore de mieux définir votre secteur d’activité, analysera avec vous au besoin la concurrence et votre positionnement.

Votre projet abouti devra passer devant une commission afin de valider votre concept d’entreprise, les principaux éléments pris en compte, son la motivation, le chiffre d’affaire potentiel que vous pouvez réaliser, votre positionnement vis-à-vis de la concurrence et l’attractivité de vos produits ou services.

Les sommes prêtées sont souvent destinées au financement d’un véhicule ou d’un local, à l’achat de matériel professionnel ou d’équipement informatique.

Ce prêt ne pourra excéder 11 000 euros, 6 000 euros de micro crédit et éventuellement un financement de 5 000 euros supplémentaire prenant la forme d’un prêt d’honneur à taux 0%, d’une prime régionale ou prêt NACRE (nouvel accompagnement à la création et la reprise d’entreprise).

II est cependant intéressant de noter que le taux d’intérêt de ce prêt est élevé bien plus qu’un prêt classique, compter un taux de 13 à 20%. En outre, il vous faudra trouver un garant ou cautionnaire à hauteur de 50% de la somme empruntée. Ces garanties servent notamment à vous responsabilisez et vous motivez quant à la réussite de votre entreprise.